Les jours ou les tranchées de guerre
Et les violences
Sont et seront
Comme hier
Et Aujourd’hui
A hurler
Ou faire d’elles
Mensonges
Ou vérités
Rien
Pas un mot, ni un nom,
Ne pourra à jamais dévoiler
La force que le corps
A lui seul
Peu dégager
Avec nos corps malades
Pensant les guérir par la parole
Alors que ces mots ne font qu’ennivrer
Dans des champs de magnétisme
J’observe le soleil
Partageant son amour
Et sa force de vie
Les étoiles se parlent
Dans un dialogue sans alphabet
La lune
Avec la Terre
Ne disent rien
Qu’on se souvient de ces moments
Pas un mot n’eut été vraiment dit
Mais si un mot revient
Cela veut peu être dire
Que les murs
Qui soit disant abritent nos pensées
Ne font que rendre
L’écho d’un bruit
Que nous mêmes avions inventé
La vérité étant de participer
A la guérison
D’une société blessée par un discours aveugle
Emotionellement asséchée
Qui ne demande qu’une chose :
Que l’on veuille bien cesser de lui dire qu’elle est belle
Mais qu’on la traite comme telle.